Faut-il payer pour s’envoyer en l’air ? Parfois oui.
A NEW-YORK ? Sûrement, du moins pour certains (demandez à DSK).
Pour que ce soit inoubliable ? ô que oui
Pour que ce soit inoubliable à NYC ? sûrement qu’ô oui.
Alors, le 7ème ciel serait-il à portée de main ? A quel prix ? Comment l’atteindre ? Un appareil vibrant aiderait-il ?
Voulez-vous tenter l’expérience, connaître le grand frisson ? Prêts à décoller pour caresser les nuages du plaisir ? Vous me suivez ? GO !!!
A NYC, l’expérience céleste vous est facilement accessible, du moins à condition d’y mettre le prix (à NEW-YORK tout est possible et surtout tout a un prix). Les racoleurs du ciel pullulent dans tous les lieux touristiques, leur catalogue alléchant à la main. Les photos vous montrent du jamais vu. « Ah bon, c’est comme ça ? Dis-donc. Et ça, ça regarde. C’est dingue. Regarde comment c’est grand. Droit comme un I. Et là, et là, c’est … Oh !!! »
Ils vous vantent l’expérience, savent vous la présenter comme unique, excitent l’imagination et en vous prenant par la main, vous guident vers la piste du plaisir.
La peur au ventre pour certains, les mains moites pour d’autres, les jambes légèrement flageolantes, le cœur s’emballe alors que vous suivez votre guide.
Ayant payé d’avance, assis dans une salle, vous attendez parmi d’autres impatients. Nous sommes si nombreux à attendre notre tour. Comment cela va-t-il se passer ? Combien de temps avons-nous déjà ? 15 minutes. N’est-ce pas trop court ?
Vous échafaudez des scénarios, vous imaginez déjà votre voyage là-haut. Votre esprit fantasme sur les multiples érections de toutes tailles, de toutes natures. Vous avez avoir de nouveau rendez-vous avec la demoiselle admirée tout à l’heure. Que dire de cette nature quasi vierge que vous allez pouvoir admirer ?
On vous appelle. Equipés, vous voyez enfin l’engin qui vibre de toutes parts, qui agite ses bras métalliques, dans lequel vous vous engouffrez. Sanglés, casqués, armés de votre appareil photo (il ne faudrait manquer aucun de ces instants magiques), parés, un brin anxieux vous sentez votre corps réagir. Et vous décollez.
D’abord la demoiselle, tant admirée s’offre à votre regard, se laisse prendre en photo, se glisse presque jusque sous votre main puis, aussi vite, se dérobe à votre regard. Une touffe d’arbre puis une quasi forêt s’étale sur plusieurs entre des érections monumentales qui s’y substituent, des énormes, des gigantesques, blanches, noires, biscornues, droites, des enchevêtrées, des alignées, des de pierre, de métal, de verre, une lumineuse en construction, une célèbre qui accueillit KING-KONG, une autre qui servit pour « SOS FANTOME », une ronde, …
Mes yeux brillent, mon index déclenche le tir photographique, mon cerveau turbine et ma tête oscille de la statue de la liberté vers central park, de Freedom tower à Top of the rock, du pont de Brookyn à l’Hudson river. Je chavire, me laissant porter par l’hélicoptère dont je deviens un des baptisés, essayant de capter chaque instant, tout autant dans ma mémoire que dans la carte, du même nom, de mon appareil photo. Je suis un gosse qui s’envoie en l’air. Sous nous, la ville déroule son tapis d’immeubles agglutinés, dressés les uns contre les autres, créant ombres sur ombres. La vie fourmille au pied des tours de métal ou de briques. Nous sommes l’insecte vrombissant qui l’observe.
Le temps file trop vite sous les pales de l’hélicoptère. Nous volons, oui nous volons et je vole à NYC des vues aériennes et des souvenirs. Nous avons le privilège de voir la ville sous un angle rare. Elle prend une dimension autre. On dirait une maquette numérique 3D posée au bord de l’océan. La ville s’étend à perte de vue, dominée par ses tours emblématiques. Il faudrait plusieurs paires d’yeux pour observer tous les détails. Hélas, le temps nous est compté et l’hélicoptère revient vers sa base.
Il nous dépose, bouillants d’émotions, le regard hagard et le sourire aux lèvres. Nous n’avions jamais connu l’expérience du vol en hélicoptère. A NYC, ce fut un baptême somptueux.