Non, ce n’est pas du BASHUNG. Quoique ?!!!
J'ai crevé l'oreiller
J'ai dû rêver trop fort
les immeubles sont dressés
Et moi je traîne dehors
J'aurais pas dû m’ouvrir
A la cette ville hystérique
Je n’ai rien vu venir
J’suis devenu addict
le ciel semble en fuite
Vertige de la tour
Mes yeux sont rivés
Puis y a un truc qui fait masse
Le ciel peut plus passer
sauf le soleil qui glisse
J'veux monter sur place
Vertige de la tour
Tu t'chopes des suées à monter
je décris la ville à l’infini
à mes pieds glisse la vie
Suivant les points les pointillés
Vertige de la tour
Désir fou que rien ne chasse
L'coeur transi reste sourd
Aux bruit des taxis qui courent
Non mais t'as vu c'qui passe
En haut c’est calme, c’est classe
Vertige de la tour
J'ai crevé l'oreiller
J'ai dû rêver trop fort
La hauteur ma scotché
et mon cœur vibre encore
Non ce n’est pas de la provocation non plus. Je ne parle pas de Ground-Zéro et des vestiges de la tour ou des deux tours.
Juste quelques lignes et beaucoup de photos (les photos sont plus faciles à lire que mes mots J ) pour partager le vertige qui nous a saisi en arpentant les rues de la ville. On pourrait croire qu’un immeuble est un immeuble, qu’un grand immeuble est un grand immeuble (en plus haut) et que rien ne ressemble plus à un immeuble qu’un autre immeuble.
La réalité est toute autre. Les tours se succèdent sans se ressembler, se chevauchent, se reflètent, s’encastrent ou se disjoignent, se fondent dans le paysage ou le dominent, se singularisent, osent.
Les architectes s’en donnent à cœur joie. Enfants ils devaient jouer aux LEGOS. Adultes ils ont trouvé à NYC un terrain de jeu grandeur nature. Alors, ils empilent volumes sur volumes, sphères métalliques sur cubes de verre, triangles de couleurs sur rectangles blancs. Jouer en travaillant, quel pied. Alors ils innovent, copient la tour voisine tout en lui conférant une originalité qui leur est propre. Les matériaux s’assemblent. Le verre s’encastre dans le métal, le béton encadre la pierre, le bois s’immisce dans le marbre. L’imagination au pouvoir donne plaisir à voir.
(A suivre)
NERVAL avait son "vers dorés" (Magnifique poème au demeurant voir http://www.poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/gerard_de_nerval/vers_dores.html ). NY aussi
Un seul être vous manque (King Kong) et l'empire state building est dépeuplé (Merci LAMARTINE, pas ma mère le poète)