Après avoir fantasmé sur le tunnel, après avoir renoncé à la rame, après qu’il fut évident que le bateau n’était pas adapté à un séjour d’une semaine seulement, il nous a bien fallu nous résoudre à prendre l’avion. Eh oui, pour aller à NEW-YORK nous avons pris l’avion !!
L’avion a beau être le moyen de transport le plus sûr du monde, c’est celui qui suscite le plus d’angoisses. Que de gens meurent dans leur lit sans en avoir peur alors que nombreux sont ceux qui ne prennent pas l’avion de peur d’y rester. Et pourtant, on ne se méfie jamais assez des lits.
Alors nous avons pris l’avion, non sans avoir dû subir une heure de retard.
Une heure de retard ! On se regarde, oui, oui on a bien entendu. Une heure de retard ? On s’interroge. Une heure de retaaard !!!!! On s’inquiète. A tort sans doute, à tort sûrement. Oh, rien de grave.
Pour tuer l’angoisse … euh non, pour passer l’angoisse et le temps (oui passer c’est mieux que tuer surtout avant de prendre l’avion surtout pour les USA), nous enquillons quelques bières. Est-ce malin ? Comment allons-nous faire comprendre au pilote l’obligation qui est la sienne de faire une ou deux pauses pipi pour soulager nos vessies?
Depuis la salle d’attente on voit, sur le tarmac, les ouvriers en train de souder l’aile de notre avion. On se rend bien compte qu’ils n’en ont pas pour plus d’une heure et après basta. Pourquoi s’inquiéter ?
D’ailleurs, pendant le vol, je photographie un bout d’aile qui flotte dans les nuages. Chut, ne rien dire aux autres. Ils n’ont rien vu, plongés dans leur IPAD, distribués gratuitement à chaque passager, IPAD qui proposent des émissions de télévision, de la musique, des jeux (notamment pour tester mon QI. Mon quoi ?) et des films dont seulement 4 films en français (alors on a appris à connaître la vie de Marc ZUKERBERG (si, si, le créateur de FACEBOOK, le mec qui se fait un max de flouze sur les banalités - pas toujours mais souvent - de nos vies), affronter les extra-terrestres méchants de Men in black 3 et rigoler gras (mais ça fait du bien) sur la suite d’American Pie).
Depuis le hublot, j’aperçois également des taches blanches, multiples, de tailles différentes après que nous ayons aperçu une terre désertique, vide de toute végétation et de toute trace de glace. Renseignements pris, il semblerait que nous ayons survolé le Groenland, un Groenland non immaculé, non glacé, et dont les glaçons à la dérive attestent le prix que la terre commence à payer au dérèglement climatique.
NB : Pour la photo spéciale dédicace à Thierry. Nul parmi nous (moi le premier) ne peut se prévaloir d'avoir un bureau aussi spacieux et remarquable que le tien.