Pour achever le tableau des us et coutumes culinaires de cette ville, un petit florilège d’anecdotes.
Sans en souligner les travers, il faut tout de même reconnaitre qu’elles furent sources d’étonnement, de rire et parfois d’agacement. En tout cas, elles nous donnent des indices sur ce que pourrait devenir notre société de consommation si nous continuons de suivre, aveuglement, le modèle de société de nos amis d’outre-Atlantique.
Nous savons les américains vivre dans la surconsommation, les excès en tous genres et la malbouffe. Ici, même les moineaux sont gras comme des cochons.
J’ai écrit, dans une présente chronique, comment nous avions su, presqu’agréablement, nous en accommoder.
Par contre, que ce soit en 1995 ou cette année, je ne supporte toujours pas leur fichue manie de vous servir une boisson non alcoolisée agrémentée de glaçons à ne plus savoir qu’en faire. Vous voulez de l’eau dans un verre de 50 cl, et zou, ils vous remplissent les deux tiers de glaçons. Un coca, OK, mais avec un iceberg. "Et un coca avec iceberg pour la 2 et un coca avec iceberg". Le jour où le réchauffement climatique sera reconnu par les américains, la moitié de la calotte glaciaire sera épargnée !!!!
Que dire des bières sauf quelles sont insipides. Par contre, que dire des bières ou de n’importe qu’elle autre boisson consommée dans un bar. Une certitude, vous ne serez jamais sans compagnie même si probablement vous vous sentirez seuls.
Votre compagnie ? La télévision, évidemment. Pas un bar sans un écran de télévision. Mieux, pas un bar sans un écran de télévision pour 10m² de surface et parfois, pire que mieux, pas un bar sans qu’au comptoir ne soient collés, l’un à l’autre, ces écrans (1 mètre de large chacun). Les images défilent, le son est porté à son paroxysme. Vous vouliez fuir le vacarme de la rue ? La prochaine fois essayez une église ou un salon de thé.
Les bières, parlons-en. Nous avons vu une pharmacie qui en vendait. Vous avez bien lu. Voilà le remède à tous nos maux : une bonne bière. Que n’y avons pas pensé plus tôt. Vous ne me croyez pas, regardez la photo et commencez à signer une pétition à l’attention de la sécurité sociale.
Autre remède, le vin. Les vins locaux, essentiellement californiens, ne connaissent que les cépages. Nous avons même vu, chez un caviste, un classement des blancs en deux catégories : "Chardonnay" et " non Chardonnay" !!!!! Les cavistes, majoritairement des sud-américains, doivent se sentir investis d’une mission à savoir vous décourager de boire. Ils sont aimables comme des portes de prison au moment de la prohibition.
Les vins, quant à eux, sont gouleyants, très fruités, easy to drink. Ils manquent de charpente et de profondeur mais demeurent agréables. Oubliez vos idées reçues, si vous allez aux USA, essayez les produits locaux. Si vous êtes en France, allez à la Cav par 3 à TOURS. Ils sont de très bon conseil. J
Et enfin, j’achève ce tour d’horizon par quelques mots sur les temples de la consommation. Les supermarchés.
En face de notre hôtel, nous avions un supermarché exclusivement fermé de 1 heure à 5 heures du matin. Dans les rayons, tout est conçu pour que vous ne fassiez rien. Les légumes et fruits sont découpés, les plats préparés en frais. Même votre petit déjeuner est bon à consommer (une couche de céréales sur une de yaourt le tout agrémenté de fruits rouges).Vous rentrez chez vous, vous n’avez plus qu’à passer à table.
Je vous passe leurs bizarreries alimentaires. Si vous allez aux USA, il faut bien que vous ayez des surprises.
Bientôt des nourritures spirituelles avec notamment une étonnante messe.