WALL STREET est une rue sombre qui ne voit jamais la lumière,
WALL STREET est une rue froide à l’ombre des tours géantes,
WALL STREET est une rue noire aux nuances de gris,
WALL STREET est une rue secrète qui entretient son mystère et s’y complait,
WALL STREET est une rue sans vie où passent les ombres d’hommes affairés,
WALL STREET est une rue pavée de pierres sans âmes,
WALL STREET grouille d’activités qui se cachent derrière des grilles dorées,
WALL STREET laisse échapper de ses entrailles les buées mortifères des égouts et les fantômes inconsolés de ceux qui ont sacrifié leurs vies à la cupidité.
WALL STREET est une rue triste.
WALL STREET est pourtant une rue qui prend toute la lumière médiatique, qui cristallise toutes les attentions, concentre toutes les craintes et semble aspirer nos énergies pour les enfermer dans un coffre.
WALL STREET est à l’image de la finance mondiale laquelle se dirige directement dans le WALL.
WALL STREET ne saurait être une ode, encore moins un poème, tout juste un énoncé.
WALL STREET est un passage obligé, mais sur terre tout est de passage.
Sauf l’amour et l’amitié.
Mais ça, WALL STREET ne le saura jamais.